Les travailleurs souffrent du malheur de l’insécurité routière. Après une analyse des effets des accidents de la route, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), a choisi la date symbolique des festivités commémoratives du 1 er mai pour débattre de la problématique de l’insécurité routière au tour du thème « les syndicats et la sécurité routière  ».
La rencontre qui a eu pour cadre mercredi la Bourse du travail, a enregistré outre la présence du secrétaire général de l’UNTM, Siaka Diakité, des spécialistes de la question en l’occurrence des cadres du ministère de l’Equipement et des transports.
Tour à tour, les conférenciers ont fait valoir que de nombreux efforts ont été consentis par le gouvernement. Participe notamment selon eux, de cette dynamique, l’instauration de la Semaine de la sécurité routière. Pourtant, des statistiques avancées sur l’insécurité routière au Mali donnent froid au dos. Au premier trimestre 2008, il y a eu plus de 1300 cas d’accidents enregistrés. A l’origine : les engins à deux roues.
Les traumatismes crà¢niens représentent 51 % des cas. La màªme année, l’on a dénombré 254 morts sur les routes inter urbaines. Toujours selon des statistiques, il a été enregistré au premier trimestre 2009 1 374 véhicules accidentés (motos et voitures confondues) soit 32 cas d’accidents par jour.
Sur les 12 840 accidents enregistrés en 2007, il y a eu 579 tués dont 243 motocyclistes. Par ailleurs, entre janvier et décembre 2008, 1 236 écoutes téléphoniques ont été réprimées.
Au plan mondial en 2004, l’on a dénombré plus de 1,2 million de morts dont 500 enfants. A la màªme année, la route a fait plus de 50 millions de blessés. Le tout a engendré 35 000 milliards de pertes financières.
Devant ce tableau sombre, le patron de l’UNTM a laissé entendre qu’il urge pour la centrale syndicale de suffisamment informer les travailleurs sur les risques liés à l’insécurité routière et de faire des propositions concrètes à l’endroit des décideurs.
Le représentant du ministre de l’Equipement, Mamadou Koné, a indiqué que le département est disposé à former les travailleurs sur la prévention. Dans le combat contre l’insécurité routière, les acteurs sont l’Etat et les usagers. Tout au long des débats, il a été établi que l’ignorance du code de la route, la non-application des textes réglementaires, l’incivisme des usagers... constituent des facteurs de risque.
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