UNE ANNEE DE BOMBANCE
L’Initiative Riz du gouvernement malien en est pour quelque chose. La région a augmenté en 2008 ses superficies cultivables qui passent de 454 903 ha toutes cultures confondues l’année d’avant à 465 225 ha aujourd’hui. L’opération permet alors à Ségou de réaliser 47 % des besoins de production du Mali, soit un peu plus de 750 000 tonnes de céréales. Pour ce qui est du riz, l’Office du Niger qui a commencé ses récoltes depuis le mois de septembre s’achemine vers son objectif de production de 600 000 tonnes de riz tandis que l’Office Riz Ségou, avec le dépassement à 106 % de son objectif d’aménagement des superficies, est totalement sà »r de réaliser les 60 000 tonnes de riz qu’on attend de lui.
Parallèlement, la région de Ségou se satisfait des aménagements du Seuil de Talo à Bla avec les plaines de Woloni et de Toungan pour près de 3 000 ha alors qu’à côté la plaine de San Ouest, grà¢ce à Lux Development et les 350 ha de World Vision, contribue significativement à sécuriser alimentairement les populations.
DES MORTS SUR NOS ROUTES ET SUR NOS FRONTIERES
Si le baromètre de l’accidentologie a baissé en 2008 comparativement à 2007, la région de Ségou a connu des moments de drame sur ses frontières et les localités avoisinantes. La psychose d’une rébellion armée à ses portes, frappant deux fois de suite dans l’année (ce qui n’était jamais arrivé màªme au plus fort moment o๠la rébellion touareg épousait une bonne communauté de Maliens) est de trop pour une région située au centre du pays qui plus est, se trouve àªtre la sève nourricière du Mali.
En s’attaquant en milieu d’année 2008 à la caserne militaire de Diabaly, une zone de production de l’Office du Niger et à celle de Nampala le mois dernier les rebelles touaregs font trop de victimes (une dizaine) et font dormir les Ségoviens d’un seul Å“il créant un climat de suspicion entre les communautés et les détournant de leurs préoccupations. Quant à la route, on peut se féliciter des tronà§ons reliant Djeli (San) et Tominian à la Route Nationale 6 et celle qui va de Niono vers Banamba et Nara.
Cependant, elle continue de tuer avec comme constat : les màªmes causes (inobservation des règles élémentaires de conduite, excès de vitesse etc....) produisent les màªmes effets (mort d’hommes et blessés graves). Ainsi, le Directeur Régional des Transports, Mamadou S. Traoré et son service ont pu recenser officiellement (il y a des accidents màªme meurtriers qui se règlent à l’amiable) jusqu’au 30 Novembre 245 accidents.
Le mois d’Octobre à lui seul (90 accidents) qui dépasse de loin l’ensemble du 2eme trimestre de l’année 2008 et qui domine avec 57 cas d’accidents les autres trimestres est symptomatique du fait que les accidents des deux roues surpassent les débats parce que c’est le mois de la rentrée scolaire et chaque enfant veut se paraà®tre en « Jakarta  » dans son établissement.
Ici, les victimes sont au nombre de 368 dont 45 morts et 66 blessés graves. Quant à la Protection Civile, ses chiffres, jusqu’au 30 Novembre, donnent 120 cas d’accidents pour 25 morts et 368 blessés, un peu moins que 2007 o๠elle a atteint les 42 morts.
LES SOUBRESAUTS DE L’ECOLE
Elle reste toujours la plaie de notre développement depuis des ans. L’école à Ségou, comme dans les autres régions du pays a connu une situation des plus contradictoires. Les investissements sont allés croissants. Mais les résultats ont été des plus mitigés. Les autorités scolaires et les pouvoirs publics ont salué le taux de réussite qui tourne autour de la moitié des inscrits aux différents examens.
Cela ne fera pas oublier le fait que du début à la fin de l’année, les différents partenaires (Etat, syndicats enseignants, élèves et étudiants) n’ont pas tenu le màªme langage. Des perturbations sont intervenues pour tous les motifs sur l’ensemble de l’année et l’observateur a souvent de la peine à situer les responsabilités tant il est vrai que la situation scolaire au Mali est un écheveau de situations inextricables.
LES MERITES DE LA SANTE
Un hôpital Mère Enfant des plus modernes, une unité chirurgicale digne de ce nom et un bloc ORL et Ophtalmologique très bien apprécié des populations, le plateau sanitaire de la région est très bien élevé au point que le Ministre de la Santé a publiquement félicité en avril 2008 les autorités sanitaires pour les résultats encourageants obtenus dans l’amélioration du niveau des indicateurs socio sanitaires.
LE DECLIN DU SPORT
Hormis l’AS Bakaridjan de Barouéli qui se débat de faà§on honorifique dans l’élite sportive malienne, le sport à Ségou est dans une déliquescence effroyable. Les clubs mythiques de football ont disparu, végétant dans l’enfer de la seconde division. Les autres disciplines agonisent. Le Volley-ball est une source de satisfaction qui ne draine ni public, ni mécène. Et pour noircir davantage ce tableau, le gazon du Stade municipal a perdu de sa verdure faute d’entretien et faute.....d’eau !
Articles:
356
Total des visites : 77414 .