L’espace de dialogue que la CAFO a voulu instaurer, pour permettre aux candidates d’exprimer leurs profondes aspirations sur les enjeux de ces communales, n’aura finalement pas enregistré la présence des partis politiques qui n’ont pas daigné se faire représenter. Cet espace s’est déroulé, sur les berges du fleuve Djoliba, au Palais de la culture Amadou Hampathé BAH.
Les candidates, elles, qu’elles soient des partis politiques ou des listes indépendantes, étaient néanmoins venues en grand nombre à la rencontre initiée par la CAFO, pour exprimer leur cri de cÅ“ur, ce dimanche, au Palais de la culture Amadou Hampathé BAH. La présidente de la CAFO, Oumou TOURE, y était avec les membres du bureau exécutif de la coalition, dont notre consÅ“ur Fanta DIENTA, chargée de la communication, les présidentes des coalitions thématiques ainsi que les coordonnatrices des communes de Bamako.
Les acteurs de la société civile, à l’image des représentants de la confrérie des chasseurs, étaient également de la fàªte. C’est la présidente de la CAFO, Oumou TOURE, bien inspirée, qui a donné le ton de l’événement. Dans un franc parler qui la caractérise, la présidente de la CAFO, qui a déploré l’absence des partis politiques à la rencontre, a expliqué que l’événement n’était nullement un cadre pour mobilisation des femmes, mais un espace de plaidoyer en faveur des femmes candidate qui mouillent le maillon sur le terrain, dans des conditions difficiles, pour se faire entendre pour la gestion des affaires de la cité. Pour elle, l’espace de dialogue, qui devait àªtre instauré, loin d’assurer la gouvernance démocratique féminine, visait à donner à toutes celles qui ont décidé d’aller aux élections " les mains libres " ainsi que la parole afin qu’elles expriment leurs besoins réels, indépendamment du clivage politique, en matière de mobilisation électorale.
Plutôt que de venir écouter tranquillement les doléances des femmes candidates, en vue d’y solutionner, pour le grand bonheur de la démocratie malienne, les partis politiques, eux, ont préféré pratiquer la politique de la chaise vide. - " Aucun des représentants des partis politiques, pourtant tous dà »ment invités, n’a voulu faire le déplacement pour agrémenter les débats ". C’est donc le cri de cÅ“ur des candidates que la présidente de la CAFO a adressé à l’auditoire. Pour elle, il y a absolument besoin de changer les choses dans notre pays si nous ne voulons pas que notre démocratie soit parcellaire. - " Comment assurer une démocratie participative alors que plus de la moitié de la population est absente du processus décisionnel de l’Etat, y compris les instances locales ", s’est indignée la présidente de la CAFO qui a par ailleurs affirmé qu’un pays, comme le pays, bà¢ti sur l’esprit de " Kouroukan Fouga " ne peut pas et ne doit pas rater la démocratie.
Les candidates elles-màªmes ont instauré, à leur manière, l’espace de dialogue que la CAFO a voulu établir avec les partis politiques. Et pour cause : elles ont exprimé publiquement la déstresse des femmes engagées pour la bataille des communales.
De la màªme manière, les leaders femmes, représentants les bailleurs de fonds et autres organismes de soutien et de financement des activités de mobilisation des femmes, sont intervenus dans le débat pour exiger des femmes, d’une manière générale, et des candidates, d’une manière spécifique, plus d’engagement citoyen et de solidarité réciproque dans leurs actes de tous les jours.
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